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 Hôtel Bar Restaurant Le Lion Verd  Putanges-le-Lac
Appel / Call
Téléphone : 02 33 35 01 86
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Le Lion Verd, une belle épopée culinaire et historique

au cœur de notre Normandie depuis 1623

Depuis le XVIIe siècle, au carrefour des routes normandes, se dresse le Lion Verd, auberge puis restaurant emblématique de Putanges. Plongeons ensemble dans le récit de cet établissement, où chaque pierre murmure des siècles de sociabilité et d’adaptation.

Quelles sont les origines du lieu et comment s’inscrivait il dans la vie normande du XVIIe siècle, plongée dans l’Ancien Régime ?

Au début du XVIIe siècle, plus précisément en 1623, l’auberge du Lion Verd est mentionnée pour la première fois dans les archives locales. À l’époque, son hôte nommé Charles Deflais, est dit fermier de « l’Hostellerye du Marché », c’est à dire qu’il n’en est que le locataire- exploitant, chargé de gérer l’auberge pour le compte du seigneur de Putanges. A ses débuts, le Lion Verd n’est qu’une modeste halte pour les voyageurs, les marchands, pèlerins et charretiers en transit entre Falaise, Argentan et Flers. Son rôle est avant tout utilitaire, offrir un gîte et un couvert sommaire aux passants.

Les conditions de vie y étaient d’ailleurs particulièrement rustiques comme en témoigne un document d’archive de 1689, intitulé « lestat des meubles ». Ce répertoire, qui dresse l’inventaire du mobilier et des équipements de l’auberge, révèle un état de vétusté avancée puisque les matelas sont de mauvaise qualité, les draps font souvent défaut, les meubles sont cassés ou usés, et la cuisine laisse à désirer. Ces détails illustrent la réalité des auberges rurales de l’époque qui sont des lieux fonctionnels mais plutôt précaires. Une image bien loin des clichés romantiques des auberges pittoresques, mais qui reflète fidèlement la vie quotidienne en Normandie au XVIIe siècle

Pourquoi et comment le Lion Verd a-t-il survécu et évolué au XVIIIe malgré les changements fréquents de propriétaires et de locataires ?

Le Lion Verd incarne une réalité économique et sociale typique de la Normandie sous l’Ancien Régime, où les auberges n’étaient pas des propriétés fixes, mais des biens adaptés aux besoins locaux grâce à un système de baux successifs et de sous-locations. Dès le début du siècle, en 1724, l’auberge est bâtie pour neuf années à Guillaume Heudeline et Guillaume Bachelay par Philippe de Saint-Nicol, un bourgeois local. Ce bail illustre le fonctionnement de l’époque dans lequel les propriétaires ( des notables ou des bourgeois) louaient leur bien à des exploitants, qui en assuraient la gestion quotidienne. Ces derniers, souvent des aubergistes ou des marchands, payaient un loyer annuel et devaient entretenir les lieux. Ce système permettait une flexibilité économique puisque si un locataire rencontrait des difficultés, un autre pouvait prendre le relais sans que l’auberge ne ferme.

Qui plus est, le Lion Verd jouait aussi un rôle dans la vie locale puisqu’en 1778, Claude Gabriel Heudeline Dupre, un bourgeois de Falaise, y tient une audience de justice, ainsi l’auberge servait de lieu de réunion officiel, preuve de son importance dans la communauté.

Mais pourquoi ce nom aussi mystérieux ?

Son nom, Lion Verd, trouve son origine dans une enseigne peinte représentant un lion vert, symbole de puissance et de prospérité, mais aussi incarnant la protection, des qualités essentielles pour un lieu destiné à accueillir les voyageurs fatigués par les routes poussiéreuses de Normandie. Quant au « verd », il évoque la nature luxuriante de la région, ses forêts, ses prairies, mais aussi la fraîcheur des produits servis à l’auberge…

Mais pourquoi ce « d » final à « Verd » ? La réponse est un héritage direct de l’ancien français, lui-même issu du latin viridis, qui signifie « vert ». Ce terme était une variante courante dans les dialectes d’oïl, parlés en Normandie et en Picardie. Ainsi, « Lion Verd » n’est pas une simple fantaisie orthographique, mais un témoignage authentique de l’évolution de notre langue.

Faisons à présent, un saut dans le temps…Quel rôle le Lion Verd a t il joué durant la Seconde Guerre Mondiale et comment a t’il préservé son âme des tourments de l’Histoire ?

Le lieu est marqué par l’incendie d’Août 1944. Dans la nuit du 17 août, un camion de munitions immobilisé près de l’hôtel explose, provoquant des dégâts majeurs. Malgré les efforts héroïques d’un soldat anglais pour éteindre l’incendie, celui-ci finit par détruire une grande partie de l’hôtel. Cet épisode illustre le contexte de la Libération en Normandie, où les mouvements de troupes, les combats et les accidents liés à la guerre ont profondément marqué les lieux. Après cette destruction, un hôtel temporaire en bois est rapidement construit pour maintenir l’activité, avant que l’actuel Lion Verd ne soit rebâti à partir de 1949, avec une première pierre posée par des dignitaires locaux et le constructeur italien César Martinelli. Aujourd’hui encore, une pierre de granit datée de 1949 rappelle cet épisode à l’entrée de l’établissement.

Ainsi, le Lion Verd a été, comme beaucoup d’autres établissements normands, un témoin des bouleversements de la guerre, subissant les conséquences directes des combats et de l’Occupation, avant de renaître de ses cendres grâce à la détermination des Putangeois.

Que représente le Lion Verd aujourd’hui et pourquoi fascine t il les amateurs d’histoire et de gastronomie ?

A ce jour, le Lion Verd est bien plus qu’un restaurant, c’est un monument vivant, un témoignage de l’histoire de Putanges et de la Normandie. Ses murs, imprégnés de siècles de rires, de débats et de repas partagés, continuent d’accueillir les voyageurs avec la même chaleur qu’au XVIIe siècle. La cuisine, toujours fidèle à ses racines, met en valeur les produits du terroir, tout en s’ouvrant à des influences modernes. Que vous soyez un amateur d’histoire, un gourmet en quête de saveurs authentiques, ou simplement un voyageur en quête de repos, le Lion Verd vous promet une expérience inoubliable. Venez y écrire votre propre chapitre, dans ce lieu où chaque pierre, chaque plat, chaque sourire vous raconte une histoire.

Et si les murs pouvaient parler, que de récits ils nous conteraient…

The Lion Verd : a culinary and historical epic

at the heart of Normand since 1623.

Since the 17th century, at the crossroads of Norman roads, the Lion Verd has stood as an emblematic inn and later restaurant in Putanges. Let’s delve together into the story of this establishment, where every stone whispers centuries of sociability and adaptation.

What are the origins of this place, and how did it fit into Norman life in the 17th century under the Ancien Régime?

At the beginning of the 17th century, specifically in 1623, the Lion Verd is first mentioned in local archives. At that time, its host, Charles Deflais, was described as a farmer of "l’Hostellerye du Marché", meaning he was not the owner but the tenant-operator, responsible for managing the inn on behalf of the Lord of Putanges. In its early days, the Lion Verd was nothing more than a modest stopover for travelers, merchants, pilgrims, and cart drivers passing between Falaise, Argentan, and Flers. Its primary role was purely practical, to provide basic lodging and food to passersby.

The living conditions there were particularly rustic, as evidenced by a 1689 archival document titled "l’estat des meubles" ("inventory of furniture"). This record, which lists the inn’s furnishings and equipment, reveals a state of advanced disrepair, the mattresses were of poor quality, sheets were often missing, the furniture was broken or worn out, and the kitchen was in a sorry state. These details paint a vivid picture of rural inns of the time, functional but precarious places, far removed from the romanticized image of picturesque taverns. Instead, they reflect the harsh realities of daily life in the 17th century in Normandy.

Why and how did the Lion Verd survive and evolve in the 18th century despite frequent changes in ownership and tenants?

The Lion Verd embodies the economic and social reality of Normandy under the Ancien Régime, where inns were not fixed properties but adaptable assets, often managed through a system of successive leases and subleases. Early in the century, in 1724, the inn was leased for nine years to Guillaume Heudeline and Guillaume Bachelay by Philippe de Saint-Nicol, a local bourgeois. This lease system was typical of the era, landowners or nobles would rent out their properties to tenants, who managed the day-to-day operations. These tenants, often innkeepers or merchants, paid an annual rent and were responsible for maintaining the premises. This system allowed for economic flexibility, because if one tenant faced difficulties, another could take over without the inn closing down.

Furthermore, the Lion Verd played a role in local life. In 1778, Claude Gabriel Heudeline Dupre, a bourgeois from Falaise, held a judicial hearing there, proving that the inn served as an official meeting place and was deeply integrated into the community.

But why such a mysterious name?

The name « Lion Verd » originates from its signboard, which featured a green lion, a symbol of power, prosperity, and protection, essential qualities for a place meant to welcome weary travelers on Normandy’s dusty roads. As for the « d » in « Verd », it reflects the Old French usage, derived from the Latin « viridis », meaning « green. » This form was common in the oïl dialects spoken in Normandy and Picardy. Thus, « Lion Verd » is not a mere orthographic whim but a linguistic relic, a genuine testament to the evolution of the French language.

What role did the Lion Verd play during World War II, and how did it preserve its spirit amid the turmoil of history?

The Lion Verd’s history during World War II is marked by a tragic event, the fire of August 1944. On the night of August 17, a munitions truck parked near the hotel exploded, causing major damage. Despite the heroic efforts of an English soldier trying to extinguish the fire, it ultimately destroyed much of the building. This incident reflects the context of the Liberation of Normandy, where troop movements, battles, and accidents deeply affected the region. After the destruction, a temporary wooden hotel was quickly built to maintain activity, and the current Lion Verd was rebuilt starting in 1949, with its foundation stone laid by local dignitaries and Italian constructor César Martinelli. To this day, a granite stone dated 1949 at the entrance commemorates this event.

Thus, the Lion Verd, like many other Norman establishments, was a witness to the upheavals of war, enduring the direct consequences of combat and occupation before rising from its ashes thanks to the determination of the people of Putanges.

What does the Lion Verd represent today, and why does it captivate history and gastronomy lovers?

Today, the Lion Verd is far more than a restaurant, it is a living monument, a testament to the history of Putanges and Normandy. Its walls, steeped in centuries of laughter, debates, and shared meals, continue to welcome visitors with the same warmth as in the 17th century. The cuisine, still rooted in tradition, highlights local produce while embracing modern influences. Whether you are a history enthusiast, a gourmet seeking authentic flavors, or simply a traveler in need of rest, the Lion Verd promises an unforgettable experience. Come and write your own chapter in this place where every stone, every dish, and every smile tells a story.

If only the walls could talk, what tales they would tell...


Restaurant

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Ouvert

Tous les jours midi et soir

appelez pour réserver.

 

Contact

hotel.lionverd61@gmail.com

Téléphone :
(02 33 35 01 86)